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Posez-nous votre question factuelle sur l’objet de la votation.

Les électrices et électeurs de la Ville de Zurich se prononceront sur une augmentation des subventions municipales en faveur du Kunsthaus Zürich. La votation est provisoirement prévue le 27 septembre 2026. Les contributions de la Ville de Zurich aux deux organismes responsables – la Zürcher Kunstgesellschaft et la Stiftung Zürcher Kunsthaus – doivent être augmentées de 7,3 millions de francs par an, pour atteindre désormais 25,8 millions de francs par an.

Le Kunsthaus a demandé à la Ville de Zurich une augmentation des contributions afin de couvrir la forte hausse des coûts d’exploitation et d’entretien. Le Kunsthaus enregistre actuellement des déficits.

Cette hausse des coûts résulte de l’extension importante de l’exploitation liée au doublement des surfaces d’exposition avec le bâtiment Chipperfield, ainsi que d’exigences durablement accrues, notamment dans les domaines du personnel, de l’infrastructure et de la sécurité, de la médiation culturelle et de l’expérience du public.

Depuis sa fondation en 1787, le Kunsthaus Zürich est étroitement lié à la société zurichoise. Né de l’engagement de citoyennes et citoyens, d’artistes, de collectionneuses et collectionneurs, son développement a été soutenu à plusieurs reprises directement par la population zurichoise – dernièrement avec l’approbation du bâtiment d’extension.

Le Conseil communal a approuvé la proposition du Conseil municipal par 100 voix contre 16 ; le Kunsthaus remercie les autorités pour leur confiance. Cette page résume les principales informations et répond à quelques questions fréquemment posées dans ce contexte.

Onze questions et réponses sur la votation populaire

1. Pourquoi le Kunsthaus Zürich a-t-il besoin de contributions supplémentaires – et sur quoi portera la votation en septembre ?

Le Kunsthaus s’est fortement développé ces dernières années, en particulier grâce au bâtiment d’extension de David Chipperfield, inauguré en 2021. Depuis son ouverture en 2021, le Kunsthaus accueille de manière stable plus de 500 000 visiteuses et visiteurs par an, au lieu des quelque 400 000 initialement attendus.

Ce succès auprès du public a également entraîné une forte augmentation des exigences en matière d’exploitation, d’entretien des bâtiments, d’énergie, de sécurité, de médiation culturelle et de services au public. Parallèlement – comme pour de nombreuses grandes institutions culturelles – les coûts généraux d’exploitation et de personnel ont fortement augmenté ces dernières années. Les moyens supplémentaires servent donc à assurer le financement durable d’un musée public nettement plus grand et plus intensivement utilisé.

Le Kunsthaus continue de financer lui-même environ la moitié des coûts d’exploitation du musée – notamment par les entrées, les cotisations des membres, le sponsoring et les contributions privées.

2. À quoi les contributions augmentées sont-elles précisément destinées, et comment s’assure-t-on qu’elles sont utilisées à ces fins ?

Le Kunsthaus est porté par l’association Zürcher Kunstgesellschaft (ZKG) et la Stiftung Zürcher Kunsthaus (SZK). La ZKG exploite le musée. Ses tâches comprennent la constitution, la conservation, la recherche, l’exposition et la médiation des œuvres d’art. La SZK est propriétaire ou titulaire de droits de superficie des immeubles du Kunsthaus et est responsable de leur entretien et du maintien de leur valeur. Elle met les bâtiments gratuitement à la disposition de la ZKG.

Le Kunsthaus Zürich s’est fortement développé ces dernières années – en particulier grâce au bâtiment d’extension. Les exigences en matière d’exploitation, d’entretien des bâtiments, d’énergie, de sécurité et de programmation ont donc également augmenté.

Les moyens supplémentaires sont concrètement destinés à :

  • l’exploitation du Kunsthaus agrandi ;
  • l’entretien et le maintien de la valeur des bâtiments ;
  • les investissements et amortissements ;
  • la garantie de bonnes conditions de travail ;
  • ainsi que la garantie d’une offre attractive et accessible à la population.

L’utilisation des contributions est réglée par contrat. Une partie des moyens supplémentaires est expressément affectée à des fins déterminées – notamment aux amortissements ainsi qu’à l’amélioration des conditions de travail dans le cadre de la convention collective de travail. L’utilisation est régulièrement contrôlée. En outre, l’augmentation des contributions est limitée dans le temps et fera l’objet d’une nouvelle évaluation ultérieurement.

3. Pour quelle période les contributions seront-elles augmentées ?

L’augmentation des contributions à la ZKG est limitée jusqu’en 2033. D’ici fin 2031, le Conseil municipal soumettra au Conseil communal un rapport portant notamment sur les développements intervenus depuis 2026 et sur l’évaluation du besoin d’augmentation des contributions. Le Conseil communal se prononcera ensuite à nouveau. Les contributions à la SZK sont illimitées dans le temps.

4. Le besoin de financement supplémentaire ne pourrait-il pas être couvert par des fonds privés ?

Le Kunsthaus finance lui-même environ la moitié des coûts d’exploitation du musée – par les entrées, les cotisations des membres, la vente de billets, les locations, le sponsoring, la collecte de fonds et les contributions privées. Il s’agit d’une très bonne valeur pour le secteur muséal et culturel. Toutefois, un musée de cette taille accessible au public ne peut pas être financé uniquement par des fonds privés. Le financement public garantit notamment que l’institution puisse remplir sa mission pour l’ensemble de la population – et non uniquement pour un public disposant d’un fort pouvoir d’achat.

Avec l’ouverture du bâtiment d’extension Chipperfield en 2021, le Kunsthaus a pu augmenter considérablement ses capacités et son rayonnement. Les objectifs en matière de recettes, de nombre de visiteuses et visiteurs et de croissance des adhésions ont été nettement dépassés.

Ces dernières années, l’institution a pu générer des moyens supplémentaires, notamment grâce à :

  • une augmentation durable du nombre de visites, passé de plus de 200 000 à plus de 500 000 visiteuses et visiteurs par an aujourd’hui ;
  • une évolution positive des recettes dans les domaines du sponsoring et de la collecte de fonds ;
  • une situation globalement stable des recettes provenant des adhésions ;
  • des revenus croissants provenant des locations, des événements, de la boutique ainsi que d’autres activités générant des ressources propres.

5. Le déficit ne pourrait-il pas être résorbé par des économies ?

Seulement en partie. Au cours des deux dernières années, le Kunsthaus Zürich a pris d’importantes mesures pour stabiliser sa situation financière. Ces mesures portent à la fois sur l’augmentation des recettes, la réduction des coûts et l’optimisation de l’organisation, afin de créer une base financière durable. Si certaines de ces mesures produisent déjà des effets positifs, d’autres ne déploieront pleinement leurs effets que dans les années à venir. Néanmoins, le Kunsthaus Zürich ne parvient pas à couvrir par ses propres moyens le déficit structurel. Avec l’augmentation des subventions, l’institution augmentera progressivement sa propre part de financement, de sorte que les pouvoirs publics continueront à ne prendre en charge que 50 % des coûts totaux.

6. Le Kunsthaus ne pourrait-il pas simplement vendre quelques tableaux ?

Non. Selon les directives du Conseil international des musées (ICOM), la vente d’œuvres d’art pour financer l’exploitation courante d’un musée public n’est pas autorisée. La collection du Kunsthaus Zürich fait partie du patrimoine culturel et est conservée pour le public. Les œuvres ne peuvent donc pas simplement être vendues pour couvrir des coûts d’exploitation. En outre, de larges parties de la collection se composent de donations, de prêts permanents ou de fonds affectés, soumis à des obligations juridiques et éthiques particulières.

7. Pourquoi une nouvelle augmentation des subventions est-elle nécessaire alors qu’une votation populaire a déjà eu lieu en 2012 ?

La dernière votation populaire remonte bientôt à quinze ans, et le Kunsthaus partage avec de nombreuses institutions publiques et projets d’infrastructure l’expérience selon laquelle les prévisions à long terme ne se révèlent pas toujours exactes. Les hypothèses formulées à l’époque concernant les coûts d’exploitation de l’institution agrandie se sont malheureusement révélées trop basses. De plus, depuis l’ouverture, il est apparu que le Kunsthaus agrandi est utilisé de manière beaucoup plus intensive que prévu initialement (voir question 1).

Le principal moteur de la forte hausse des coûts d’exploitation de la ZKG est constitué par les frais de personnel. Le business plan de 2011 a nettement sous-estimé les besoins supplémentaires en personnel liés au bâtiment d’extension Chipperfield. Des coûts supplémentaires résultent également de l’amélioration des conditions de travail : une compensation salariale annuelle de 1 % conformément à la convention collective de travail, des adaptations dans la grille salariale de 2006 et désormais cinq semaines de vacances. Environ 1,8 million de francs sur les 4 millions supplémentaires sont prévus pour ces améliorations. Parmi les autres facteurs de coûts pour la ZKG figurent la hausse des coûts de l’énergie en raison de la situation géopolitique, l’augmentation des coûts de transport et d’assurance ainsi que le renchérissement. Des coûts supplémentaires découlent également des exigences accrues en matière de sécurité et d’informatique. Par ailleurs, 0,75 million de francs par an sont affectés aux amortissements. Depuis 2023, un nouveau contrat de subvention avec la Ville est en vigueur, imposant des exigences plus élevées en matière de recherche de provenance et de médiation culturelle.

Pour la SZK, les contributions avaient alors tout simplement été fixées trop bas, sur la base d’un mode de calcul correspondant à 1,5 % de la valeur d’assurance des bâtiments.

8. Des fonds publics servent-ils ici à financer une offre destinée à un petit groupe aisé ?

Le Kunsthaus s’adresse délibérément à un large public et se comprend comme un lieu public destiné à l’ensemble de la population. Il propose :

  • de nombreuses offres gratuites ; environ un quart des entrées annuelles sont gratuites ;
  • l’entrée gratuite à la collection pour la population zurichoise le mercredi et, à l’avenir, l’entrée gratuite aux expositions quatre jours supplémentaires. En 2025, cela représentait 73 000 visites ;
  • des programmes pour les enfants, les écoles et différents groupes cibles : en 2025, 70 000 enfants et jeunes ont bénéficié de l’entrée gratuite. Le Kunsthaus accueille chaque année plus de 1 000 classes scolaires, soit environ 25 000 élèves ;
  • des offres inclusives pour les personnes ayant des besoins spécifiques.
  • une bibliothèque scientifique accessible au public : La bibliothèque du Kunsthaus donne accès à plus de 200 000 volumes et à plus de 370 revues sur l’art moderne et l’histoire de l’art.

Le financement public permet ainsi un large accès à l’art, à l’éducation et à la participation culturelle. En outre, le Kunsthaus fait partie d’un écosystème culturel global qui renforce Zurich comme centre artistique et inscrit la ville dans des échanges culturels régionaux et internationaux.

9. Pourquoi le Kunsthaus reçoit-il des montants aussi élevés alors que d’autres offres culturelles reçoivent moins, voire rien ?

Les institutions culturelles remplissent des missions différentes et disposent par conséquent de structures d’exploitation et de modèles de financement différents.

Le Kunsthaus Zürich est l’un des plus grands musées d’art de Suisse et, au-delà des expositions, assume également d’importantes tâches de collection, de recherche, de restauration, de sécurité et de médiation culturelle. S’y ajoutent les exigences liées à l’exploitation d’un musée à vocation internationale, accueillant plus de 500 000 visiteuses et visiteurs par an.

Dans le même temps, le Kunsthaus finance lui-même environ la moitié de son budget. Il s’agit d’un degré d’autofinancement exceptionnellement élevé dans le secteur culturel.

Si les électrices et électeurs suivent le Conseil municipal et le Conseil communal et approuvent l’objet de la votation, les moyens supplémentaires destinés au Kunsthaus ne seront pas en concurrence avec le soutien accordé à d’autres institutions culturelles ou à la scène indépendante. Une ville culturelle diversifiée comme Zurich a besoin des deux : d’institutions fortes au rayonnement international comme de lieux culturels indépendants et d’une production artistique libre.

10. Les moyens supplémentaires sont-ils nécessaires alors même que la Fondation Bührle souhaite adapter son but de fondation et ne plus être liée à la Ville de Zurich ?

L’objet actuel relatif au financement du Kunsthaus Zürich n’a pas de lien direct avec la future configuration du prêt permanent de la Fondation Collection E. G. Bührle. Les moyens supplémentaires demandés concernent l’exploitation courante de l’ensemble du Kunsthaus, un musée d’importance internationale assumant de vastes tâches de collection, de recherche et de médiation culturelle, indépendamment de collections ou d’expositions particulières.

La Collection Bührle ne constitue qu’une partie de l’offre globale. Parallèlement, le Kunsthaus Zürich dispose d’une importante collection propre et de réseaux internationaux. Même si le Kunsthaus souhaite continuer à présenter la Collection Bührle, il serait également en mesure, sans celle-ci, de proposer à l’avenir des expositions attractives et un programme de grande qualité.

L’augmentation des contributions à la Zürcher Kunstgesellschaft, sur laquelle porte la votation actuelle, est en outre limitée jusqu’à fin 2033 et sera ensuite réexaminée par le Conseil communal. Il reste ainsi garanti que les développements autour du Kunsthaus Zürich et de ses conditions-cadres puissent continuer à être accompagnés et évalués politiquement.

11. Que se passe-t-il si le peuple rejette l’objet ?

Si l’augmentation des subventions n’est pas approuvée, le Kunsthaus ne pourra pas atteindre les recettes propres prévues. Afin de maintenir l’exploitation, des mesures importantes seraient nécessaires, notamment la fermeture de surfaces d’exposition et de parties de bâtiments, la réduction de l’offre de médiation ainsi que des suppressions de postes. La forte limitation de l’offre affaiblirait le rayonnement local et international du Kunsthaus et entraînerait une stagnation ou une baisse des recettes provenant de la collecte de fonds, des entrées, des locations et des adhésions.

La Stiftung Zürcher Kunsthaus ne pourrait couvrir les déficits par ses réserves que pendant quelques années encore. Sans l’augmentation des contributions municipales, elle ne pourrait pas réaliser l’assainissement global nécessaire. En conséquence, la sécurité des personnes et la protection des biens culturels – et donc l’exploitation – ne pourraient plus être maintenues. Certaines parties des bâtiments devraient être fermées.